Une Cosmologie de Monstres de Shaun Hamill

Date de parution : 2 Octobre 2019
Nombre de pages : 416 pages
Éditions : Editions Albin Michel (Imaginaire)
ISBN : 978-2226439048
Format : Numérique ou Broché
Prix : 11,99 euros – Prix Broché : 24 euros
Genre : Fantastique, Terreur

Résumé :

La famille Turner, de Vandergriff, Texas, ne sera jamais une famille comme les autres.

Harry le père, fan absolu de l’œuvre d’H.P. Lovecraft et de films d’horreur, décide un jour de construire une maison hantée temporaire pour Halloween : « La tombe ». Quelques années plus tard, un cancer du cerveau l’emporte, deux mois après la naissance de son fils, Noah.

Margaret, la mère, pour faire vivre sa famille, se lance dans le projet d’une vraie attraction de maison hantée : « Promenade dans les ténèbres ». Margaret souffre d’hallucinations, à moins que ses visions ne dévoilent une réalité que personne ne veut affronter. Elle y compris.

Alors que « Promenade dans les ténèbres » commence à avoir du succès, sa fille aînée, Sydney, disparaît, comme d’autres enfants de Vandergriff. Et jamais la police n’aura la moindre piste.

Son autre fille, Eunice, trop intelligente pour son bien, dépressive, se réalise dans de longues lettres de suicide qu’elle adresse à son petit frère Noah, certaine que – malgré sa médication – elle est condamnée à perdre son combat contre la dépression.

Quant à Noah… Depuis l’âge de six ans, il partage tous ses moments libres avec une créature lupine plus énigmatique que monstrueuse.

La famille Turner se tient sur le seuil d’un monde terrifiant, surplombé par une cosmologie de monstres. Est-ce le leur ou est-ce le nôtre ?

Mon avis :

Dans Une Cosmologie de Monstres, nous suivons la famille Turner. Le prologue nous permet de découvrir Margaret, la mère, qui est alors une jeune femme souhaitant poursuivre ses études. Cependant, des soucis d’argent la poussent à se trouver d’urgence un riche mari, sous les conseils de sa mère. Mais Margaret rencontre Harry Turner, du même âge, qui travaille dans un fast food et dont elle tombe éperdument amoureuse. Nous progressons auprès du couple et de leur quotidien : les difficultés financières, la naissance des enfants, la routine…

Tout commence véritablement quand Harry devient obnubilé par l’idée de bâtir une maison hantée pour Halloween. Ce projet affecte considérablement sa famille où les tensions se font plus fortes. En parallèle, certains événements étranges surviennent donnant un nouvel axe à la lecture.

Petit à petit, l’auteur mêle une histoire de famille contemporaine à des éléments surnaturels, tout en faisait régulièrement référence aux œuvres de H.P. Lovecraft, à qui il rend hommage. On obtient une ambiance creepy, glauque et sombre, parfaite en ce mois d’Octobre.

Cependant, Shaun Hamill parvient pendant une longue partie du récit à laisser planer le doute sur les événements qui se déroulent. Je ne savais pas si ce qui était décrit trouver son origine dans le paranormal ou bien dans la maladie mentale. En effet, on sait que Déborah, la mère d’Harry souffre de schizophrénie. Ceci pourrait expliquer le comportement étrange de ce dernier qui aurait hérité de la maladie, et par la suite, celui de ses enfants.

Plus d’une fois, je me suis demandée si les monstres évoqués dans le titre faisaient référence à des créatures surnaturelles ou aux membres atypiques de la famille Turner. Il pouvait également s’agir d’un terme métaphorique pour évoquer la maladie ou les hallucinations.

Outre cette ambiance forte, les personnages sont très attachants. On apprend à les connaitre mais aussi à les comprendre. On sait quelles sont leurs failles et ce qu’ils cachent au fond d’eux. On suit de près chacun des Turner à différents moments de leur vie. J’ai ma préférence pour la fragile Eunice, observatrice, intelligente et ayant de l’amour à revendre.

Shaun Hamill arrive à nous faire aimer ses personnages au point que l’on s’inquiète pour eux. On est facilement happé par ce roman.

Plus les pages défilent, plus le récit se teinte d’une aura morose où le fantastique prend de l’ampleur. Toutefois, tel le Horla de Maupassant, la confusion reste présente. Le dénouement ne devient certain qu’au moment des cinquante dernières pages.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’une Cosmologie de Monstres est d’une originalité incroyable. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en commençant ce livre. L’auteur a su me surprendre, m’émerveiller ou m’angoisser à plusieurs reprises. L’ambiance est dépeinte avec efficacité, les personnages sont attachants et la fin renversante. Que l’on aime ou non le fantastique, ce roman ne laissera pas indifférent. Ce fut une expérience de lecture unique et marquante. Nombreux sont les lecteurs qui compare ce récit de Shaun Hamill à ceux de Stephen King, je comprends pourquoi.

Merci à Babelio et Albin Michel de m’avoir permis de découvrir ce roman unique.

Pour en savoir plus sur l’auteur et son livre, suivez ce lien.

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