Show Stopper – Tome 1 de Hayley Barker

Date de parution : 20 Novembre 2019
Nombre de pages : 531
Éditions : Bayard
ISBN : 9782747091329
Format : Numérique ou Broché
Prix : 12,99 euros – Prix Broché : 17,90 euros
Genre : Science-Fiction, Jeunesse

Résumé :

Londres, 2045.
La société est divisée en deux clans.
Les Bâtards, réduits à l’état d’esclaves, n’ont aucune valeur.
Les Purs forment l’élite qui a accès à tous les privilèges.
Le Cirque de l’horreur est leur divertissement préféré. Ils attendent avec délectation l’accident mortel qui leur procurera le grand frisson.

Ben, fils de ministre, assiste à sa première représentation et tombe sous le charme d’Hoshiko, la funambule star du spectacle. Mais derrière l’éblouissement et le faste de l’arène, il découvre l’horreur. Trouvera-t-il le courage de résister pour mettre fin au carnage ?

Mon Avis :

Attirée par cette couverture mais surtout par l’idée que l’histoire se déroule majoritairement dans un cirque, j’avais vraiment très envie de découvrir ce roman.

Ici, les chapitres s’alternent selon deux points de vue. D’un côté, nous avons Benedict, alias Ben, fils de ministre faisant partie de l’élite, les Purs. De l’autre, nous suivons Hoshiko, funambule du cirque, bâtarde dont la vie ne tient qu’à un fil. Dans l’ensemble, j’ai trouvé intéressant que l’on suive deux personnages opposés par leur vie mais aussi par leur tempérament. Globalement, ils sont attachants et agréables à suivre. Ben se réveille un peu tard au sujet du comportement de sa famille ou de la société mais en même temps, s’il s’en était rendu compte plus tôt, le roman ne pourrait pas exister.

Soyons clairs, Show Stopper ne révolutionne pas la dystopie. L’auteure suit le schéma classique du genre en opposant les riches aux pauvres et en créant la révolte chez ces derniers. Ce qui constitue le point fort de cette histoire, selon moi, c’est l’ambiance mise en place par l’auteure. On découvre l’horreur d’être un bâtard, la souffrance qui peut être physique ou morale, l’humiliation au quotidien, la faim etc. Ces abominations sont autorisées selon les normes sociales. Les bâtards doivent être régulés, éliminés. Leur seul but dans la vie, divertir ou servir.

L’horreur peut parfois prendre un nom, comme celui de la mère de Ben ou elle peut également s’appeler Silvio. Ce dernier est le directeur du cirque, c’est un bâtard qui se prend pour un pur et mène son site d’une main autoritaire, égoïste et ignoble. On assiste à plusieurs scènes absolument atroces, voire gores, dont Silvio a imaginé les moindres détails évidemment. Il y a d’ailleurs quelque chose de très visuel dans ce livre, on s’imagine parfaitement ce qui se déroule comme si on regardait une série ou un film. C’est sombre, violent et pourtant, les spectateurs en redemandent. Chaque jour, les artistes risquent leur vie. On retient son souffle quand on pressent que le pire va se produire. On est heureux de voir les artistes survivre et on se mêle à leur tristesse face aux décès des autres.

L’histoire est bien rythmée. Les chapitres sont courts ce qui fait que l’on avance rapidement. L’alternance des points de vue permet de suivre plusieurs moments en même temps mais peut aussi avoir ce côté redondant de vivre un même instant selon les deux héros. Je n’ai pas forcément été gênée par ce point car je suis toujours curieuse de savoir comment deux personnes peuvent ressentir une même scène.

L’auteure délivre un message de tolérance et d’égalité à travers son histoire. Elle invite ses jeunes lecteurs à se questionner : Est-ce normal d’agir ? Dois-je faire la même chose que les autres ?

J’ai vu passé plusieurs avis mitigés ou négatifs concernant ce roman. Néanmoins, j’ai passé un très bon moment. J’ai adoré l’ambiance lourde et pesante couplée à l’atmosphère si particulière du cirque. J’ai trouvé les héros attachants, les méchants détestables. Effectivement, l’auteure prend quelques facilités notamment pour faire éclore la romance mais n’oublions pas qu’il s’agit d’un livre jeunesse. Pour ma part, Show Stopper est un roman fort et captivant qui pourra plaire aux non initiés en dystopie. Pour ceux qui ont déjà lu Hunger Games, Divergente et autres, cela déprendra davantage des goûts de chacun.

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