Le Chant du Baïkal de Sergueï Bonal

Date de parution : 17 septembre 2021
Nombre de pages : 340
Éditions : Evidence
ISBN : 979-10-348-1983-6
Format : Numérique ou Papier
Prix : 7,99 euros – Prix Broché : 16 euros
Genre : Polar

Résumé :

Ivan Krauss, fonctionnaire de police à Saint-Pétersbourg, en proie à la mélancolie et la dépression, est chargé d’une enquête plus que surprenante. Un corps sauvagement mutilé est retrouvé sur le lac Baïkal.

Pour élucider ce mystère, Ivan va devoir renouer avec son passé.

Chacune de ses décisions le pousse inexorablement vers une vérité qu’il tente d’enterrer depuis trop longtemps.

Une chasse aux indices commence. Tout converge vers un même point : un vieil orphelinat abandonné. Chaque seconde compte, d’autant que l’assassin laisse volontairement des traces sur ses victimes : des prénoms gravés.

Mon avis :

Pour marquer le mois d’Octobre quoi de mieux qu’un bon polar, du sang, un ou deux cadavres et une affaire sordide ? Je vous invite à découvrir Le Chant du Baïkal de Sergueï Bonal.

Avant même de commencer, j’étais assez curieuse de lire un roman dont l’intrigue prend place en Russie, ce qui est plutôt original pour moi. L’auteur glisse quelques descriptions sur la ville de Saint-Pétersbourg, ses monuments phares mais aussi sur l’histoire du pays ou encore sur sa situation économique. Le tout est bien amené, sans aucune longueur, se glissant naturellement au fil des chapitres. J’ai véritablement eu l’impression de voyager grâce à l’auteur.

Attention, ce périple n’est pas de tout repos. En effet, ce roman commence par une scène assez glauque, annonciatrice de l’ambiance générale du récit. Le début est vraiment bon, j’ai lu le premier tiers d’une traite, sans m’en rendre compte.

De plus, l’auteur propose un roman choral, ce qui a participé au bon rythme de cette lecture. Les chapitres sont courts et alternent entre plusieurs points de vue. Il existe une grande diversité des personnages puisque nous faisons la connaissance d’Ivan Krauss, un policier à la vie tumultueuse et aux choix douteux. Il travaille, malgré lui, en duo avec Jérémiah, fraichement entré dans la profession. Ces deux-là forment un binôme plutôt étrange et hétéroclite. En parallèle, nous suivons Igor, d’origine russe, qui a été adopté par une famille française. Il vient retrouver sa terre natale accompagné de Floriane, son épouse, sans savoir que ses vacances vont raviver un passé sombre qu’il avait rangé au fond de sa mémoire. Enfin, Anna, londonienne d’adoption, se rend en Russie dans le cadre de son travail. Il y a encore d’autres protagonistes, plus ou moins importants, c’est pourquoi je vous recommande de prendre le temps d’assimiler qui est qui et de ne pas trop laisser traîner ce livre, au risque d’être perdu. Cependant, une fois la mise en place passée, l’ensemble reste vraiment fluide et les personnages sont facilement identifiables tant ils sont différents. Ils nous procurent des émotions variées, ce qui participe à la force de ce roman.

Outre cette diversité, Le Chant du Baïkal est avant tout un polar avec un tueur psychopathe et violent. Cette histoire traite de l’adoption et de la vie en orphelinat, des thèmes que j’ai rarement croisés dans mes lectures. Néanmoins, certains passages dépeignent des violences commises sur des enfants. Il y a une scène qui m’a particulièrement marquée bien qu’elle soit très brièvement énoncée. Âmes sensibles s’abstenir !

La plume de Sergueï Bonal est incisive et colle parfaitement à ce genre littéraire. J’ai noté de petites maladresses vis à vis des dialogues ou certaines facilités dans le scénario. Cependant, le récit prenant place en Russie, je ne connais pas leurs coutumes et mœurs. Je sais finalement peu de choses sur ce pays ce qui pourrait expliquer les deux ou trois bizarreries que j’ai relevées. Je me pose aussi quelques questions sur le métier de policier là-bas et d’autres détails. J’ai envie d’en apprendre plus !

Enfin, l’intrigue est bien ficelée, mêlant passé et présent. Elle se décompose également en plusieurs trames, chacune appartenant à un personnage et soulevant différentes interrogations. J’ai essayé de trouver quels étaient les liens entre ces multiples histoires. En tant que lecteur/lectrice, on peut vraiment vivre l’enquête et la mener ce qui est très stimulant. Certaines réponses sont relativement simples à deviner quand d’autres ne viennent que sur la fin pour laisser une tension permanente. J’ai dévoré ce texte en deux petits jours ce qui est plutôt bon signe.

Pour en savoir plus sur ce roman, voici quelques liens :

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